Tir Handisport

Tir Handisport

Le GSEM c’est aussi la pratique du Tir Handisport, en effet le jeudi après-midi de 14h00 à 17h00, une partie des postes du pas de tir à 10 mètres aux pistolets et carabines à plomb sont réservés pour le tir des personnes mal voyantes et à mobilités réduite. On ne va pas s’attarder ici sur les différentes catégories de handicaps sh1 sh2 etc, qui s’adresse plus à classifier le para tir de compétition.

Cela est difficile à croire qu’un aveugle ou malvoyant puisse pratiquer la discipline du tir au pistolet ou carabine dans un stand de tir, et pourtant, c’est une réalité un matériel approprié est nécessaire.

La magie réside dans un faisceau infrarouge qui se transforme en un effet sonore qui sert de guide pour le tir!

Écouter ! Pour atteindre la cible.

Ils visent, grâce au son ! Écouter pour atteindre la cible, tel est le maître-mot du tir handisport, les matériels spécialisés du GSEM sont prêtés gracieusement aux malvoyants sous l’encadrement de M Michel SACCHI, animateur diplômé FFTir, licencié FFTir et bénévole du comité du Tir club GSEM. Le transport des personnes de l’association Valentin Haüy au stand de tir du GSEM est assuré par M. Christian DOUX en tant que bénévole.

À savoir : L’équipement.

Une carabine ou un pistolet coûte environ 2 000.00 euros, armes tout à fait classiques pour tireurs lambda. À cela, il faut rajouter encore entre 1 500.00 et 2 000.00 euros pour l’achat d’un système qui rend possible le tir handisport. Système VIASS : visually, impaired, aiming, shooting, système.

Command, cela fonctionne, et bien les carabines ou les pistolets sont équipés du système VIASS. Matériel développé spécialement pour les malvoyants, ce système reçoit venant de la cible et en particulier d’une diode IR infrarouge alimenté par une pile bouton, installer à 6cm sous le centre du visuel, point de référence pour le VIASS, reçoit donc un faisceau sur son capteur optique et le transforme en un son suffisamment audible dans un casque clos pour le confort du tireur, en un son devenant du plus aigu en un son plus grave si le tireur se rapproche du centre de la cible (le 10), ce qui permet d’ajusté le tir. À ce moment crucial, le tireur doit effectuer son tir pour tenter de réaliser les meilleurs scores.

Scores qui n’ont rien à envier à certains adhérents qui, eux, sont voyants.

Pour la petite anecdote (Alain photographe du GSEM), je me suis prêté au jeu moi aussi, et j’ai voulu essayer. Je vous prie de croire que c’est rock’n’roll, simplement d’arriver à toucher la cible, cela demande beaucoup de concentration et de finesse dans l’écoute et les gestes de manipulation des armes équipées de ce système VIASS. Tous vos repères habituels de tireur sont perturbés.

L’équipe s’entraîne le jeudi après-midi, elle est constituée de Mirlind SADIKU 20 ANS, Bernard BERGER 71 ans, Cédric BOUCHET 40 ans et Louis MAUBLANC 26 ans.

Quel message pour ceux qui vivent le handicap visuel et aider à un autre regard sur celui-ci ?

Lors des conversations, les gens sont à chaque fois surpris quand on leur explique qu’il est possible de tirer  à la carabine ou au pistolet… Cela leur paraît être totalement insensé ! Puisque c’est « dingue », ils s’intéressent et désirent en savoir plus sur le tir handisport. Ils cherchent alors à mieux comprendre quelles sont les particularités quand la vision fait défaut, ce que cela engendre sur la perception du monde et dans la vie de tous les jours. Des échanges s’ouvrent sur la déficience visuelle.

De pouvoir pratiquer un sport qui plaît et se changer les idées donne un sens supplémentaire à la vie. De pouvoir présenter la déficience visuelle sous une autre approche également !

Être malvoyant ou non-voyant ne signifie pas être des personnes pas comme les autres. Certes, un de leurs sens se retrouve défaillant, mais à force, les autres sens deviennent plus sensibles. Que ce soit la vue ou l’ouïe qui soit mise à contribution, le tir est un sport ! Un sport qui demande decanaliser ses énergies pour dépasser ses propres limites.

Voir également le reportage photos d’une séance de handisport d’un jeudi après midi au GSEM

Par ici la visite: Tir handisport photos

L’Association

L’époque, nous sommes au XVIIIe siècle, le siècle des Lumières et on commence à s’intéresser à l’éducation des personnes handicapées.

Valentin Haüy, né le 13 novembre 1745 à Saint-Just-en-Chaussée et mort le 19 mars 1822 à Paris, est un pédagogue français. Il est l’un des premiers à s’intéresser au devenir socio-culturel des aveugles. Il fonde à Paris la première école pour aveugles, devenue depuis l’Institut national des jeunes aveugles. Il met également au point leur matériel de lecture et s’attache à promouvoir leur insertion par le travail.

C’est un événement particulier survenu en 1771 qui déclenche sa volonté d’agir pour l’inclusion sociale et culturelle des personnes aveugles ou malvoyantes. Il assiste alors à un spectacle de jeunes aveugles à la Foire de Saint-Ovide, où ces derniers, affublés de costumes ridicules, sommés de jouer de la musique et de franchir des obstacles, sont moqués pour faire rire le public. Profondément choqué par ces scènes, il décide de se mobiliser et de leur rendre leur dignité en leur apprenant à lire et à écrire.

Infos pratiques :

L’association

La brochure institutionnelle de l’association Valentin Haüy

FFTir – le Para-tir